Punchlines du 9 avril 2022

Le site /

  • Autant faire simple : pas de nouveau papier mis en ligne cette semaine, ce pourquoi je ne dispose d’aucune excuse présentable.
  • Une originalité toutefois, cet article écrit par votre serviteur pour le site web de l’Accor Arena sur l’attrait si particulier du spectacle que nous offrent les sports de combat (Arts martiaux, MMA, Catch, Boxe), soit très étonnamment un panel de disciplines dont on pourra bientôt admirer d’éminents représentants dans ladite Arena. La vie est parfois bien faite.
  • « Les blogs, ce loisir de boomers » épisode 478 : Le voyant d’Étampes. D’une longueur désespérante, soit conforme aux standards de 130livres.com, la dernière chronique postée ici ce 1er avril a attiré 73 clics à date. Boarf. Son pendant raccourci sur Instagram, accompagné d’une photo aussi recherchée que d’habitude, m’aura pour l’instant valu 190 « likes ». Un petit pas pour @AriannaGrande mais pas loin d’un carton historique à l’échelle du compte @130_livres. À la question « Le billet ramené aux 2200 caractères réglementaires d’Insta est-il vraiment plus lu par ceux qui likent ? », je répondrai « Bah je sais pas ».
  • Comparativement, on notera une performance respectable des Punchlines du 2/04/22, auxquelles ont accédé 124 utilisateurs perdus sur la toile. Un petit pas pour @AriannaGrande, etc.
Ruisseaux minuscules, petites rivières

Les auteurs /

  • Conjugués à la météo parisienne du moment, ces derniers jours de campagne électorale auront donné envie de pratiquer le trampoline dans un local bas de plafond. Notons que l’industrie du livre fait bonne figure dans la longue liste des sujets les plus occultés par les 12 candidats. Livres Hebdo s’est penché sur la question. Il n’y a pas de quoi rire. Vivement qu’un nouveau confinement renvoie nos compatriotes vers les rayons des libraires hexagonaux.
  • Fidèle à mes habitudes, je n’aurai lu aucun livre en compétition pour le Prix des libraires et les Prix Goncourt de printemps. Hors de question, néanmoins, de ne pas avoir d’avis sur la question. Dans la liste du premier, on notera la présence du thriller psychologique Blizzard de Marie Vingtras (L’Olivier), premier roman qui aura décidément marqué les esprits. Côté Goncourt de printemps, signalons la présence d’un ouvrage sur Georges Bernanos parmi les biographies en lice. Georges Bernanos, la colère et la grâce publié au Seuil est signé par François Angelier. Si vous découvrez le nom de ce monsieur : il m’a retweeté une fois, pour un papier sur L’âme de Napoléon de Léon Bloy dont il avait signé la magnifique préface. Je n’ai plus jamais lavé mon écran depuis.
  • Entre deux rebonds épidémiques, les rencontres en librairie reprennent. L’attrape-coeurs, sise à Montmartre, en a fait sa spécialité. Furieusement de saison, L’abolition des privilèges est sorti aux éditions Les Avrils. Il y est question de la nuit du 4 août 1789, dont l’auteur Bertrand Guillot raconte le déroulement à hauteur d’homme (une dizaine de personnages réels) avant de remonter aux origines du débat, examinant la mise en place progressive des conditions de la réforme – et les freins qu’il fut nécessaire de lever un à un. Comme le suggère le Tshirt « Tax the rich » que Bertrand Guillot portait mardi soir dernier en présentant son opus, les parallèles avec ce que seraient les derniers privilèges contemporains s’avèrent d’autant plus tentants en période électorale. Quoiqu’on pense de ce débat, je soulignerai ici l’enthousiasme unanime des lecteurs qui intervinrent pendant la conférence. Alors oui, les habitués des librairies ont plutôt tendance à se déplacer pour féliciter un auteur qu’en vue de le couvrir de tomates, reste que tout ce petit monde était bien chaud patates.
Ah, ça ira

Les puncheurs /

  • Nordine « Nino One » Oubaali a annoncé sa retraite sportive cette semaine, une décision des plus sages vu son âge avancé pour un poids coq et les problèmes de vue dont il annonce souffrir depuis 2018. Rappelons qu’il fut un rare boxeur français à remporter une couronne mondiale aux États-Unis, contre un Américain qui plus est, et que son unique défaite en professionnels aura été concédée face à la légende Nonito Donaire. Sa carrière force d’autant plus l’admiration lorsqu’on connaît le peu de moyens dont il disposa et la quantité d’obstacles dressés sur sa route. Bravo, et merci pour tout.
  • Vers 14h ce samedi, Gennady « GGG » Golovkin nous montrera en direct du Japon si une troisième confrontation avec Saul « Canelo » Alvarez en vaudrait bien la peine. La pesée d’hier a déjà révélé que le bougre demeure tanké comme tout à 40 ans. Mais son combat d’unification des titres IBF et WBA « Super » des moyens contre Ryota Murata sera tout sauf une sinécure. Du fait des reports successifs de la soirée, GGG n’a pas boxé depuis décembre 2020 et le découpage selon les pointillés de l’anecdotique Kamil Szeremeta. Pas sûr que le vétéran règle vite la mire face à un Murata sûrement dopé par l’enjeu, et qui ne connaît que la marche avant. Le Japonais ne sera jamais un immense technicien, mais son menton, son punch et sa psychologie de char d’assaut en feront un test sérieux dans ce qui devrait ressembler de très, très loin à un thé dansant. On surveillera particulièrement les effets sur Golovkin du travail au corps dont Murata est friand, en se rappelant que GGG n’avait pas semblé raffoler du massage des côtes flottantes dispensé par Alvarez lors sa défaite de septembre 2018. Une décision nette en sa faveur, voire un premier KO en carrière infligé à Murata, ouvrirait au Kazakh l’opportunité d’un nouveau superfight contre Canelo. Dans le cas contraire, il serait sage de s’inspirer de l’exemple de Nino One…
Don’t blink
  • On suivra aussi le retour sur les rings de la jeune diva – dotée toutefois d’une méchante droite – Ryan Garcia. Contre un adversaire vétéran choisi avec soin, King Ry devrait briller. On l’espère en tout cas pour Golden Boy Promotions, pour qui un échec du BG pugiliste officiel d’Instagram aurait de franches allures d’accident industriel. Tous épanchements narcissiques pris par ailleurs, rendons cette justice à l’Américain qu’il est un boxeur spectaculaire. Vivement qu’il boxe un grand nom… ce qui devrait aussi acter ses limites au plus haut niveau.
  • Les amateurs de freak shows devraient saliver dans l’attente du combat de Sebastian Fundora, la taille et l’allonge d’un super-lourd au poids d’un super-welter… Fundora est un boxeur divertissant qui sait exploiter offensivement les leviers que lui confèrent ses grands segments. Las, ses lacunes défensives sont très criantes, et devraient tôt ou tard nous valoir de vérifier si l’arbitre criera « Timber ! » avant qu’il heurte le tapis. Dès cette nuit face à Erickson Lubin ? Le gaucher américain rend 20 centimètres à son interminable adversaire, mais il a le punch et la vista qu’il faut.
  • Et puis comment ne pas saluer la décision du gouvernement cubain d’autoriser officiellement ses pugilistes à combattre en professionnels ? Calibrés pour briller sur 3 rounds d’escrime de poings en amateurs, les Cubains exilés passés « pros » ont parfois déçu. Reste que l’île constitue un vivier aussi exceptionnel pour les boxeurs de talent que pour les médecins diplômés. Peut-être découvrira-t-on plus tôt que prévu le prochain José Nápoles, ce dont aucun amoureux du noble art ne se plaindra.

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