Punchlines du 26/10/19

Le site /

  • Un article publié cette semaine : la chronique de La contrevie, épisode majeur du cycle de romans de Philip Roth consacré à son alter ego Nathan Zuckerman, qui compte aussi – entre autres – Pastorale américaine, J’ai épousé un communiste et La tâche.
  • Dans la continuité des Punchlines de la semaine dernière : que croyez-vous qu’il arriva, après que de récents papiers traitant de clashs dans le monde des lettres eurent affolé le compteur à clics ? Facile. Celui sur La contrevie en est à 25 misérables vues depuis lundi. C’est officiel : j’arrête de chroniquer les bouquins. Merci, en revanche, de bien vouloir m’indiquer les prochains scandales à couvrir.

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NB : Le monsieur ci-dessus s’appelle Michel Polac. Jeunes gens, renseignez-vous.

Les auteurs /

  • No pasaran. L’édition des Punchlines du 13/10/19 revenait sur la scandaleuse annulation de la remise du Prix Polar des Blogueurs, parce que l’éditeur du lauréat français ne plaisait pas à une poignée de « progressistes » atrabilaires. Il ne s’agira pas d’une compensation, mais nous serons quelques-uns à aller trinquer au soir de la cérémonie annulée. Amicales salutations à Léa, l’organisatrice insultée et menacée. Et bisous aux rageux.
  • Recommander un livre que l’on n’a pas lu n’est honteux que lorsqu’on prétend le contraire. Alors non, je n’ai toujours pas dégusté Opus 77, d’Alexis Ragougneau, encore en lice pour le Prix Fémina. Il s’avère qu’après m’être attaqué cet été aux 800 pages du monumental Le temps où nous chantions, de Richard Powers, j’estime avoir  ingurgité une dose raisonnable de saga musicale et familiale pour quelque temps ; il serait injuste de louper ma rencontre avec un texte prometteur au seul motif d’une saturation ponctuelle. Et puis j’ai toujours un Nothomb, un Adam, un Delerm et un catalogue Ikea à finir, forcément. Cela dit, quand un libraire digne de confiance et plusieurs blogueurs très estimables sont à ce point dithyrambiques, le phénomène mérite qu’on lui prête attention. Parmi ces derniers, voici des liens vers les papiers éminemment métaphoriques d’Isabelle de Mes mots sur les leurs, et Vincent, alias Le Petit Poucet des Mots. De quoi permettre à certains de le trouver encore à leurs adresses de prédilection avant que l’impitoyable roulement des parutions ne le relègue dans les limbes des bijoux oubliés… Et que je me décide enfin à l’intégrer à ma pile à lire. En tout cas merci, les copains. Vous m’avez fait un paragraphe.

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Les puncheurs /

  • En tête d’affiche de la soirée à l’O2 Arena de Londres, l’unification des titres WBA Super, IBF et WBC Diamond des super-légers détenus par l’Américain Regis Prograis et l’Écossais Josh Taylor promet énormément. Tous deux gauchers et invaincus, ils sont sur une trajectoire ascendante, et le vainqueur méritera le statut de star de ce sport. Originaire de Louisiane, « Rougarou » sait tout faire sur le ring, boxer, harceler et imposer sa puissance physique de près. C’est aussi un sacré puncheur, bougrement rapide de bras. On peut s’interroger sur sa capacité à afficher la même assurance au plus haut niveau, tant ses victimes les plus prestigieuses à date – Indongo, Flanagan, Relikh – restent un petit cran au-dessous. Face à lui, Taylor impressionne moins par sa virtuosité naturelle, mais il pourra compter sur une allonge supérieure, et l’expérience de deux décisions emportées contre les durs-à-cuire Postol et Baranchyk. « The Tartan Tornado » pourrait aussi enflammer le public britannique si le combat s’avère aussi excitant qu’escompté, et compter sur son soutien psychologique comme auprès des juges. Ce qui rend le duel si intéressant est l’incertitude pesant sur sa physionomie, guerre pied-à-pied, boxe à distance, chasse de l’un par l’autre ou du premier par le second… J’imagine Prograis dominer la première moitié, Taylor grapiller des rounds à mesure que l’affaire se prolongera, et une décision serré au bout du compte… Qui pourrait refléter la légère supériorité de Prograis, ou avantager le champion maison. « Incertain », on vous dit. Parmi les rares convictions que l’on peut en avoir, les deux garçons s’apprécient peu, comme en témoigna leur prise de bec à la pesée. Place à l’explication.

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  •  En sous-carte de Prograis vs Taylor, deux poids lourds anglais se disputeront ce qui sera sans doute une dernière opportunité de briller au plus haut niveau. Le bagarreur vétéran Dereck « Del Boy » Chisora fera face à David Price, lequel a marqué les esprits par les terribles KOs concédés contre Thompson, Teper et Povetkin. Le courageux Price devrait utiliser son allonge supérieure pour maintenir Chisora à distance et emporter round après round à coups de jabs et de cross… Et reprendre ses esprits allongé sur le ring, un peu plus de 10 secondes après une grosse droite atterrie au bon endroit. Sa chance : que Chisora, lui-même érodé par pas mal de bastons épiques, ait largement poursuivi son déclin. Gardez aussi un oeil sur l’affrontement de légers Ricky Burns vs Lee Selby, deux vétérans jamais défaits par KO dont le gros moteur palie un punch discutable. Le spectable devrait être au rendez-vous.

2 commentaires sur “Punchlines du 26/10/19

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