Vipères aux points – Partie 2

 

Après avoir revu les principes et paradoxes de l’attribution d’une victoire aux points dans la Partie 1 , voici maintenant les cas d’application : une relecture des décisions controversées les plus récentes, en s’efforçant à chaque fois d’évaluer la cohérence des trois juges. Discussions garanties…

  • Errol Spence vs Shawn Porter : 116 – 111, 112 – 115, 116 – 111

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Pendant tout le combat ou presque, Porter est l’agresseur, et trouve sa cible. Les deux boxeurs sont également actifs, Spence faisant preuve d’une précision supérieure. Notons qu’il aurait pu être averti, voire sanctionné par l’arbitre pour coups bas. Aucun des  adversaires ne brille par sa défense – l’un des points faibles de Spence confirmés par ce combat, avec le déplacement. Sur ces 3 premiers critères, les débats sont très équilibrés. Les trois juges donnent 8 rounds à 4 – pour aucun des trois le knockdwon n’est donc décisif -, mais dans des sens différents. Pourquoi ? C’est un combat où le critère du ring generalship est déterminant, et interprétable de deux façons. D’un côté, Porter a su varier les angles d’approche pour bombarder Spence à mi-distance, malgré son allonge inférieure. De l’autre, Spence a imposé une quantité rare d’échanges au corps-à-corps, à l’ancienne, un registre où il est le meilleur. Il y a clairement deux façons de raconter l’histoire. La décision partagée reflète cette incertitude.

Verdict : Des pointages disparates, mais cohérents. Trois juges pour choisir, et deux histoires à raconter.

  • Gennady Golovkin vs Sergiy Derevyanchenko : 115 – 112, 115 – 112, 114 – 113

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Golovkin sifflé au Madison Square Garden ? Diantre, faut-il qu’il y ait eu vol. Sauf que… Les pointages attestent tous un combat serré : 7 rounds à 5 ou 6 partout, hors knockdown. Comme en témoigne son visage à l’issue du combat, Derevyanchenko n’aura pas défendu en virtuose. Golovkin non plus, qui encaisse une quantité inhabituelle d’enchaînements. Les deux hommes sont très proches en termes de précision et de volume. En proportion, GGG marque moins de coups puissants, mais force est de constater qu’ils produisent plus d’effet… L’agressivité est alternative, les deux boxeurs, plutôt efficaces, avançant tour à tour. Le ring generalship est serré. Derevyanchenko, après avoir encaissé un knockdown d’entrée et récupéré à la deuxième reprise, trouve son rythme en tournant à sa distance, privant Golovkin d’espace, du round 3 au 6. Du 7 au 9, c’est une bagarre plus axiale et indécise. Dervyanchenko donne tout ce qu’il a au 10, au point de remuer GGG comme jamais… Et manquera de gaz sur la fin. Comme c’est souvent le cas dans les rounds serrés, la capacité de Golovkin à marquer les esprits sur quelques coups de boutoir s’avère décisive. Difficile de ne pas lui donner les 2 premiers rounds, ni au moins 2 sur les 7, 8, et 9 en vertu de ce qui précède, et il finit plus fort sur les 11 et 12. Applaudissez Derevyanchenko tant que vous voulez, mais siffler GGG… Non.

Verdict : Même si Golovkin a vieilli, il a fait assez pour convaincre sur 12 rounds.

  • Deontay Wilder vs Tyson Fury : 113 – 113, 115 – 111, 112 – 114

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Un duel d’invaincus débouchant sur un nul : voilà un résultat en forme de compromis, qui continue à sévèrement titiller les amateurs de l’inénarable Moby Dick mancunien, tant il leur sembla avoir dominé les débats en boxe pure. Rassurons-les : ils ont raison. Sur une majorité de rounds, Fury imposa son déplacement, contaignant à brasser de l’air un Deontay Wilder à la technique rustique, et le contrant avec une rare aisance. Le ring generalship, la défense et la précision étaient à nul doute du côté de Tyson Fury. Oui, mais. Le bougre concéda deux knockdowns aux rounds 9 et 12. Dès lors, les faits sont têtus : avec un déficit de 4 points, il était contraint de remporter 8 des 10 rounds restants pour emporter la décision. Fut-ce bien le cas ? Avançant sur Fury, Wilder donna globalement plus de coups, et ceux qu’il porta marquèrent l’Anglais (demandez-donc à son nez). Tyson Fury se reproche peut-être d’avoir été si peu actif, en particulier aux rounds 7, 8 et 11, où Wilder peut revendiquer un avantage en agressivité et sur les coups nets et licites. Dès lors, lui donner 3 rounds de plus n’a rien de scandaleux. Même dominé en apparence, jusque dans les rounds où Fury se releva et lui donna une étonnante réplique, l’Américain a grapillé assez pour une carte à 113 – 113. Que dire du 115 – 111 en sa faveur ? Lui donner 5 rounds sur les 10 dépourvus de knockdown nécessite un sérieux effort d’imagination…

Verdict : L’illustration la plus parfaite de la différence entre une impression d’ensemble et un pointage round par round. Techniquement, ce nul n’a rien d’un scandale.

  • Canelo Alvarez vs Gennady Golovkin I : 118 – 110, 113 – 115, 114 – 114

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Des cataractes d’encre ont coulé au sujet des deux confrontations entre Alvarez et Golovkin. Sur le premier combat, soldé sur un match nul, on peut distinguer deux débats : le pointage en général, et celui d’Adalaide Byrd en particulier. Le 118 – 110 de la honte a rejoint dans les poubelles de l’Histoire celui de José Juan Guerra pour HaglerLeonard, et alimente hélas l’hypothèse d’un Canelo favorisé artificiellement. Restent les deux autres cartes, très similaires, donnant les deux premiers rounds et les trois derniers à Canelo, alors mobile et restant loin des cordes, empêchant largement Golovkin de le cadrer avec sa droite. Les autres appartiennent à GGG, déroulant sa boxe de Caterpillar et acculant le Mexicain aux quatre coins du ring. Notons toutefois que si ce dernier survécut si longtemps à ce régime, il le dut à ses esquives de la tête et à plusieurs contres bien sentis cassant le rythme d’enfer du Kazakh. Il n’est pas déraisonnable d’attribuer une des reprises séparant la 2eme de la 9eme à Canelo. La carte de Byrd est une honte, le nul, beaucoup moins.

Verdict : Comme beaucoup, je donne le combat 7 – 5 à GGG. Un nul rend cependant justice aux (longues) bonnes périodes et à la résistance d’Alvarez.

  • Canelo Alvarez vs Gennady Golovkin II : 114 – 114, 115 – 113, 115 – 113

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On passera plus vite sur la revanche, combat exceptionnel remporté par un Canelo avançant sur son adversaire et dominateur dans sa première moitié, scorée 4 – 2 pour les 3 juges. Avant qu’un ralentissement du Mexicain et un sursaut d’orgueil du Kazakh ne rendent les débats furieux et équilibrés jusqu’au bout. Canelo a globalement marqué plus de coups nets, et mieux esquivé les coups puissants adverses. Il a longtemps imposé de reculer à un GGG détestant l’exercice, le marquant durement dès le 2eme round. Une majorité de reprises reflètent cette réalité. Sur les deux combats, la capacité de Canelo à éviter la droite de Golovkin fut la clé de sa survie sur le ring, et sur les cartes. Peut-être le sentiment d’injustice nourri par les fans de GGG après le premier acte aura-t-il exacerbé leur agacement sur cette revanche.

Verdict : Un nul n’aurait pas été volé pour GGG… Mais la victoire d’un Canelo ajustant superbement sa tactique entre les deux combats est logique.

  • Canelo Alvarez vs Floyd Mayweather Jr. : 114 – 114, 112 – 116, 111 – 117
  • Canelo Alvarez vs Austin Trout : 118 – 109, 115 – 112, 116 – 111
  • Canelo Alvarez vs Erislandy Lara : 117 – 111, 115 – 113, 113 – 115
  • Canelo Alvarez vs Miguel Cotto : 118 – 110, 117 – 111, 119 – 109

On a parlé de la carte maudite d’Adalaide Byrd… Un des (nombreux) soucis qu’elle pose est qu’elle fait suite à une brassée d’autres pointages surprenants en faveur de Canelo Alvarez, superstar programmée de l’ère post-Mayweather.

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Non pas qu’il ait usurpé ses victoires sur Trout, Lara puis Cotto à proprement parler. Contre le premier, il scora un knockdown fulgurant et se montra le plus précis, notamment dans les coups puissants, même s’il leva le pied dans la seconde moitié – la faute à un cardio encore perfectible et à l’absurdité de l’open scoring, qui l’informa trop tôt de son avance aux points. Reste que le 118 – 109 qui n’accorde que 2 rounds à Trout est une bizarrerie : sur au moins 4 reprises, le différentiel de coups données et portés est largement à l’avantage de l’Américain.

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Le pointage du combat contre Lara fut subjectif entre tous : au Cubain la défense et le ring generalship, puisqu’il passa l’essentiel du combat en marche arrière, tout en jabs et remises, tandis que Canelo marquait la grande majorité des coups puissants, travaillant au corps, et faisait – forcément – montre d’une agressivité supérieure. Comme pour Spence vs Porter, la decision partagée étonne peu, vu que le combat donne matière à deux histoires : la victoire du chasseur ou celle de sa proie. En revanche, le 117 – 111 surprend. Canelo ne monte vraiment en puissance qu’au round 4. Mérite-t-il vraiment tous les rounds serrés entre le 5 et le 12 ?

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Pour moi, ce qui advint après Alvarez vs Cotto fut un vrai déchirement. Canelo emporta la plupart des rounds de cette très belle confrontation, supérieur en puissance, précision et esquives, et avançant résolument sur son adversaire vétéran. Cotto eut le mérite d’adopter la bonne tactique : il évita une guerre à mi-distance hors de ses moyens physiques en tournant sans cesse et en envoyant son jab avec constance. Dave Moretti, un juge que j’estime pour beaucoup de ses choix équilibrés et pondérés (Canelo – GGG I & II ou Hagler – Leonard), lui accorda… Un unique round pour sa peine. 109 – 109. Fermez le ban. Pour Cotto, un dernier superfight en forme d’humiliation.

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Tiens, en parlant d’humiliation : il n’est pas inopportun de rappeler ici le surréaliste 114 – 114 accordé par CJ Ross à Canelo suite à la magistrale fessée reçue des mains de Floyd Mayweather. Une faute de goût du niveau de celle d’Adalaide Byrd, même si elle n’eut pas d’incidence sur le choix du vainqueur.

Verdict : Avec pudeur, on dira que l’ascension méritée de la nouvelle superstar de la boxe Canelo Alvarez fut jalonnée de cartes étonnamment larges en sa faveur, dont la logique sportive ne saute pas aux yeux.

  • Sergey Kovalev vs André Ward I : 113 – 114, 113 – 114, 113 – 114

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Ainsi va la boxe : les puncheurs sont généralement plus populaires que les techniciens, et un knockdown électrisera toujours plus les foules qu’un round gagné à l’escrime de poings. Ces considérations n’ont guère à voir avec les règles du pointage, quand bien même un voyage au tapis bonifie une reprise gagnée. Les trois juges du premier combat opposant Kovalev à Ward donnèrent ce dernier vainqueur par 7 rounds à 5, en dépit du knockdown subi en début de combat. Des cartes homogènes dans le détail, mais qui n’ont pas convaincu quantité de fans. Le réexamen du combat offre pourtant un tableau serré et conforme à leur estimation : un Kovalev souverain derrière son jab et son cross du droit jusqu’à la mi-combat environ, avant que Ward n’impose son déplacement latéral et son travail au corps abrasif. Dans la première moitié, les reprises 5 et 6 sont les plus disputées, alors que la tendance est en cours d’inversion ; dans la seconde, ce sont les 10 et 12. Pour l’emporter 7 – 5 malgré le knockdown, Ward doit en rafler 3 sur 4. Sur tous ces rounds, Kovalev est plus actif, mais la puissance de sa droite s’émousse peu à peu, et Ward l’évite de mieux en mieux. Ce dernier varie le travail à la tête et au corps, et frustre son adversaire en évitant la baston axiale, multipliant les accrochages. Faute d’un cardio suffisant, Kovalev manque d’arguments imparables aux yeux des juges en dehors de l’agressivité. Sans doute aurait-il pu gagner plus d’une de ces 4 reprises sur les cartes ; reste que les arguments en faveur de Ward tiennent la route.

Verdict : Un combat qui se joue sur une poignée de rounds serrés, pour une décision frustrante côté Kovalev, mais parfaitement explicable.

  • Manny Pacquiao vs Timothy Bradley I : 113 – 115, 113 – 115, 115 – 113

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On tient ici LA décision la plus polémique de la dernière décennie. En juin 2012, Pacquiao est immensément populaire, et invaincu depuis 7 ans. Sa défaite contre Bradley par décision a tout du scandale, quand bien même les scores pourraient difficilement être plus serrés : trois cartes de 7 rounds à 5, et une décision partagée.  Médias et spécialistes se rangent unanimement derrière le Philippin. Fait rarissime, la WBO ordonne que 5 juges revisionnent le combat, qu’ils donnent tous à Pacquiao sans que le résultat officiel soit remis en cause. Tient-on pour autant un vrai cas de manipulation, voire de corruption ? Et bien… Je vous sens lassés, mais les faits sont moins évidents qu’il n’y paraît.

Ce que personne n’a vu venir, c’est que Pacquiao, habitué à boxer sur un rythme de colibri sous métamphétamines, a sensiblement ralenti. Il donne moins de coups, ne submerge pas autant son adversaire qu’à l’accoutumée, et laisse de larges portions de chaque round se dérouler sur un faux rythme avant d’accélérer pendant les trente dernières secondes ; c’est criant dans la seconde moitié du combat. Face à lui, Bradley fait son match. Il n’offre pas de cible statique à Pacquiao, dont il lit de mieux en mieux la gauche, double son jab et met des coups puissants. Fait rarissime contre Manny, il parvient à adopter la posture de l’agresseur, et à le surpasser dans l’activité (839 coups à 751). Le public intensifie ses encouragements à mesure que « Desert Storm » redresse la tête ; sans doute l’ambiance survoltée contribue-t-elle a ce que les juges lui accordent la plupart des rounds tardifs.

Un nouveau visionnage du combat rend catégorique sur un point : l’affaire fut disputée. Sans doute la popularité de Pacquiao a-t-elle joué dans les esprits, donnant au plus grand nombre un certain biais de lecture. Je donne 7 rounds à 5 à Pacquiao, dont plusieurs reprises serrées. D’ailleurs, si les 5 juges en charge de la seconde évaluation scorèrent le match pour le Philippin, ce fut un pointage disparate round par round. En cherchant bien, il est possible de trouver 7 rounds à Tim Bradley. Le fait est qu’il a eu beaucoup, beaucoup de chance de tomber sur 2 juges câblés pour le faire. Dont CJ Ross, qui accorda l’année suivante le mythique 114-114 à Canelo contre Mayweather…

Verdict : Un étrange alignement de planètes, jamais complètement impossible dans le cas d’un combat disputé. Pas malheureux, Bradley, sur ce coup-là.

  • Conclusion

Dans une affaire aussi complexe que l’arbitrage d’un combat de boxe professionnelle, l’avocat du diable a bien des arguments. En particulier celui de montrer qu’un combat donné fut disputé, offrant ainsi plusieurs interprétations possibles. Pour s’éviter crises de nerfs et frustrations urticantes à l’annonce d’un verdict contrariant, rien ne vaut donc le rappel des quelques principes élémentaires, à se répéter avant chaque combat :

  1. Le pointage d’un juge, comme le mien, est un pur exercice de subjectivité.
  2. Pour reprendre l’Inspecteur Harry, « Opinions are like assholes : everybody has one ».
  3. Partant, la vérité absolue d’un combat disputé n’existe pas.
  4. Et c’est l’opinion des juges qui compte, pas la mienne.
  5. Donc, par essence, la décision portant sur un combat serré ne saurait être un vol.
  6. L’Histoire rend justice aux perdants magnifiques, souvent bénéficiaires d’autres décisions discutables.
  7. Si j’ai la chance de voir un putain de bon combat, c’est bien l’essentiel.

Sur ce, je retourne m’énerver devant ma télé.

3 commentaires sur “Vipères aux points – Partie 2

  1. Excellent article bien que je ne sois pas d’accord avec tous les arguments. Par contre une petite coquille, le score de Ross était de 114-114*.

    Même s’il y a eu des petites polémiques, Spence vs Porter et GGG vs Derev ne sont pas vraiment considérés comme des vols par l’ensemble de la communauté boxe, juste comme des combats extrêmement serrés.

    Pour le reste :

    Fury vs Wilder : On peut quand même trouvé très sévère que les juges aient donné le 1er et surtout le 7ème à l’américain. De manière générale je trouve qu’il est généreux envers Wilder de lui accorder plus de 4 rounds sur ce combat et donc mieux que 112-114. Quant au 115-111 c’est improbable comme tu l’as écrit.

    GGG vs Canelo I : Il y a une autre anomalie en plus de la carte de Byrd. Le juge qui rend 114-114 ose donner le 7ème round à Canelo. Pour ma part et l’ensemble du monde de la boxe, ce round était peut-être le plus net du combat et en faveur du kazakh. Si l’on répare cette erreur on tombe sur deux juges à 115-113 GGG et la décision change.

    GGG vs Canelo II : Encore une fois j’ai trouvé assez dur pour GGG que les trois juges lui refusent le 5ème et deux le 9ème. Certes ces reprises ne sont pas largement gagnées et indiscutables comme la 7ème du précédent combat mais il était malgré tout supérieur. Encore une fois la décision aurait pu être différente.

    Kovalev vs Ward I : Les pointages ont frôlé d’être parfaits… à l’exception de la dixième reprise qui va dans la poche de Ward… pour les trois juges ! Là je vois vraiment pas d’explications. Evidemment avec cette modification on aurait eu trois 114-113 Kovalev.

    J’ai pas visionné Pac vs Bradley depuis longtemps mais de mémoire l’injustice est terrible. Il me semble que j’avais noté 116-112 Pacquiao avec beaucoup de rounds clairs.

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    1. Merci beaucoup !

      Je t’accorde que la polémique sur les 2 dernières reste raisonnable par rapport à d’autres, cela dit ça a pas mal encombré les forums sur lesquels je traîne. En tout cas plus que je ne l’aurais imaginé.

      Sur Fury – Wilder ça se joue à très peu… C’est un combat que je n’ai pas pointé en direct – je ne croyais pas qu’il irait au bout 🙂 Fury aurait été un poil plus actif, il aurait creusé l’écart. En même temps, il se serait aussi plus exposé à une praline. Bref, vivement la revanche.

      D’accord sur le round 7 de GGG – Canelo I. Il y en a de plus serrés dans la période de domination de Golovkin. Disons que je vois comment trouver un nul tout en donnant le combat à GGG.

      GGG – Canelo 2 aurait pu finir sur un résultat différent, vu l’âpreté des débats. Si tu veux le fond de ma pensée, je suis assez raccord avec Dave Moretti quand il score 7 – 5 GGG le premier et 7 – 5 Alvarez le second.

      La 10 de Kovalev – Ward est clairement accordable aux 2… voire un 10-10. D’ailleurs j’avais un match nul sur le combat avec 6-5-1 pour Ward, le KD équilibrant la donne.

      Pac – Bradley, j’ai dû faire un effort d’imagination. Cela dit je crois sincèrement que le ralentissement de Pacquiao par rapport à ses années de gloire a échappé à beaucoup de fans. Contre Bradley il est pour une fois moins actif que son adversaire, et l’impression visuelle est différente de celle de Pac – Margarito et les précédents.

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      1. Par contre il faut m’expliquer comment on peut donner le 10ème à Ward. Kovalev touche davantage (le différentiel doit être d’au moins 30%), plus net et plus durement et en plus dicte le rythme sur la majorité du round. Certes Ward fait de beaux mouvements défensifs et domine sur le critère « défense » mais il reste que les trois autres critères sont pour le russe.

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