Punchlines du 18/05/19

Le site /

  • Pas de nouvelles chroniques cette semaine. Vacances, quoi.

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  • La première expérience d’interview sur 130 livres – Catherine Locandro, auteure de Cassius – fait son bonhomme de chemin, désormais deuxième chronique littéraire la plus consultée derrière l’autre référence pugilistique Ce que cela coûte. À reproduire, sans doute.
  • La page Instagram @130_livres compte désormais plus de 400 abonnés, dont la dernière en date est l’intrigante @photography_of_women_body, alias « Lustrous Bitches ». Sans doute une amatrice de belles lettres. Dans tous les cas, l’accession rapide de 130 livres à une telle hégémonie culturelle est proprement vertigineuse.

Les auteurs /

  • Séquence nostalgie : dans la droite ligne des Punchlines du 4 mai dernier, où l’on se demandait quoi faire lire à des ados, je m’en voudrais de ne pas évoquer ici ce que furent les LDVELH, acronyme délicat à prononcer des Livres dont vous êtes le héros. En ces temps reculés où les jeux vidéos d’action-aventure consistaient en d’approximatives animations de vilaines grappes de pixels sur fond de « bips » plus ou moins harmonieux – on parle ici de mon adolescence -, ces livres jeux de chez Folio Junior proposaient une version guère moins aboutie de produit culturel interactif. Il s’agissait alors d’offrir au jeune lecteur l’opportunité de dérouler Skyrim dans sa propre tête. La formule éprouvée du LDVELH à 400 paragraphes est une importation britannique, que l’on doit au tandem que formèrent Ian Livingstone et Steve Jackson, co-auteurs du Sorcier de la Montagne de feu, premier ouvrage du genre. Il s’agissait de lire une histoire fantastique dans un ordre déterminé par ses propres choix : prendre le couloir de droite ou de gauche, occire le troll velu ou lui parler, boire la potion fumante ou ne pas y toucher, etc. Part essentielle de l’aventure, les combats étaient simulés à l’aide de deux dés. Pour peu que l’on souhaitât éviter de tricher – ce fut rarement mon cas – et assumer défaites et choix mal avisés, la plupart des titres de la collection étaient de foutus casse-têtes, et les morts aussi cruelles que nombreuses. J’en ai conservé certains originaux (cf. photo ci-dessous), racheté d’autres en réédition dans un pur élan proustien, et peux témoigner de l’égale difficulté pour en venir à bout chez le sujet quadra que chez l’adolescent. Si la collection dite des Défis fantastiques proposait des aventures isolées, d’autres se suivaient, tel un feuilleton : on peut citer parmi ces dernières les mythiques séries Sorcellerie ! ou Loup Solitaire. Les mieux écrits étaient franchement captivants, et leur tonalité très « adulte » – violence plutôt que sexe – procurait un frisson bienvenu (ils étaient d’ailleurs mal vus par quantité d’enseignants de mon bahut catholique). Puisque le sujet d’origine consistait à savoir comment mettre des djeuns à la lecture, ma question est la suivante : ces bouquins-là peuvent-ils intéresser le collégien d’aujourd’hui ? Celles et ceux qui souhaitent faire le test, et visiter pour ce faire quelque brocante, bouquiniste ou placard oublié, peuvent retenir les fleurons suivants : Le talisman de la mort, Le labyrinthe de la mort, L’île du Roi Lézard et La cité des voleurs (heroic fantasy classique), Le combattant de l’autoroute (ambiance Mad Max), Le manoir de l’enfer (horreur gothique) ou Rendez-vous avec la M.O.R.T. (super-héros). Par curiosité, je suis évidemment preneur de tout résultat enregistré auprès de nos chères têtes blondes.

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  • Le pavé culte américain dans lequel je suis plongé ne déçoit pas, mais sa digestion prend du temps. J’espère une chronique la semaine prochaine.

Les puncheurs /

  • On annonce un gros morceau pour notre champion du monde WBC des poids coqs, puisque Nordine Oubaali pourrait affronter le mexicain Luis Nery en sous-carte du duel de welters Pacquiao-Thurman évoqué la semaine dernière. Amateur avéré de stéroïdes anabolisants, le gaucher « Pantera » est un grand format pour la catégorie, doté d’un punch impressionnant. Il serait sans doute favori contre le français, qui n’a encore jamais affronté d’adversaire de ce calibre. Pour Oubaali, le défi serait dans le mouvement et le jeu défensif, puisqu’il devrait imposer son déplacement axial rapide dans le bon timing pour toucher et se retirer sans s’exposer aux lourds contres adverses. Le succès de ce qui a bien fonctionné contre Rau’shee Warren n’est certes pas garanti face à Nery. Toujours chez les coqs, on suivra avec intérêt le combat d’unification des titres WBA et IBF de ce soir, dont l’énorme puncheur japonais Naoya Inoue partira favori contre le portoricain Emmanuel Rodriguez, également invaincu chez les professionnels.
  • Ceux qui regarderont l’affrontement de la nuit entre le champion WBC des lourds Deontay Wilder et son compatriote Dominic Brezeale devront éviter de cligner trop longtemps des yeux, tant un KO fulgurant semble probable. « The Bronze Bomber », qui trouve toujours le moyen de faire atterrir sa droite de frustre marteau-piqueur, devrait s’imposer de manière spectaculaire contre un adversaire à la défense poreuse, le tout dans un grand fracas de vaisselle cassée.

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