Punchlines du 12/05/19

Le site /
  • Avec le décalage d’hier – si incroyable d’audace – et la publication du papier sur White de Bret Easton Ellis en lieu et place des Punchlines, ce sont bien 3 articles qui furent publiés depuis la dernière édition de celes-ci, en y ajoutant le compte-rendu du sommet des poids moyens entre Canelo Alvarez et Danny Jacobs, et la chronique sur la fiction politique État de nature, de Jean-Baptiste de Froment.
  • À noter cette semaine, les premières connexions sur 130 livres depuis Saint-Pierre et Miquelon. Béni.e sois tu, ami.e saint-pierrais.e ou miquelonnais.e.

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Les auteurs /

  • Les plus observateurs d’entre vous auront relevé plus haut que les couleurs basques figurent sur le drapeau de Saint-Pierre et Miquelon. L’occasion inespérée d’une transition fluide comme rarement, puisque les présentes Punchlines sont rédigées depuis Biarritz. Outre son climat océano-érratique, sa gastronomie sans guère d’équivalent, ses collines d’un vert intense piquetées de vastes demeures blanches aux colombages sang de boeuf, son Histoire récente parfois aussi agitée que les flots qui s’y fracassent, et ses nombreuses citations dans les pages Tourisme du Figaro Magazine, le Pays Basque compte quantité de lieux où je retourne chaque année en une manière de pélerinage. Parmi ceux-ci, deux librairies remarquables, dont il fallait faire mention sur ce site. Une biarrotte et une bayonnaise, histoire de ménager les susceptibilités locales. Visitez-les sans faute si vous passez dans le coin.

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  • La biarrotte, sise à deux pas de la Grande Plage, est connue sous le nom de Bookstore (27 Place Georges Clemenceau, 64200 Biarritz), et reconnaissable à sa façade aux allures de pub anglais. Lieu atypique, le Bookstore consiste en une enfilade de deux espaces symétriques. En entrant, on passe une sorte d’antique guichet, puis l’oeil est attiré par un large escalier menant aux galeries qui dominent la première salle ; elles entourent une sorte de nacelle en suspension. Cuir, cuivres et boiseries donnent à l’ensemble une ambiance cosy en diable. Au rez-de-chaussée, la littérature locale, et le rayon enfant. A l’étage, la littérature générale et les essais. Pour trouver les poche, il faut emprunter un étroit passage au fond à gauche et passer devant l’office. Il mène à une seconde salle, aveugle celle-ci, dont les galeries surplombent cette fois une sorte de fosse dans laquelle descendra avec délice l’amateur de polars.

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  • La bayonnaise s’appelle Librairie de la rue en pente (29 Rue Poissonnerie, 64100 Bayonne), et se mérite, accessible après la rude montée promise au coeur du centre ville historique. La devanture, où s’exposent souvent des sélections thématiques, annonce la couleur : ici, on prescrit. L’établissement fut l’un des premiers à dire son avis sur les bouquins qu’il proposait via les désormais classiques fiches cartonnées. Fait plus remarquable, quand on n’a pas aimé, on le dit aussi – le dézingage en bonne et due forme d’un roman de l’épouse de Vincent Bolloré fut ainsi largement relayé dans la presse locale. Plus subtilement, certains choix de présentation laissent eux aussi imaginer le parti-pris des propriétaires. J’avais savouré en son temps la juxtaposition des derniers opus d’un fameux philosophe normand et d’un pamphlet intitulé Pour en finir avec Michel Onfray. Littérature générale et essais occupent les tables et rayonnages proches de la rue, puis un large couloir bordé de polars mène au vaste espace BD et enfants.
  • Le bouquin post-White sera forcément un roman. Pavé culte américain, histoire de boxeur danois ou polar français dépressif ? Faites vos jeux.
Les puncheurs /
  • Cette soirée américaine du 11 mai était réservée aux bons connaisseurs de la chose pugilistique, avec des sommets programmés loin de New York ou Las Vegas. Le champion IBF et WBA Super des super-welters Jarett Hurd affrontait Julian « J-Rock » Williams pour une bagarre à l’ancienne qui a secoué la bonne ville de Fairfax, Virginie. Les deux hommes n’étaient pas réputés pour leur goût de l’escrime de poings à reculons. Face au quasi mi-lourd naturel Hurd, le valeureux enfant de Philadelphie Julian Williams a crée la surprise en marquant d’entrée un knockdown, et en ne relâchant jamais la pression. Habitué au rôle du chasseur, Hurd a cette fois déçu, et s’est logiquement incliné aux points. Tucson, Arizona fut le théâtre de la revanche entre les mexicains Miguel Berchelt et Francisco Vargas pour le titre WBC des 130 livres (clin d’oeil appuyé). Berchelt est peut-être l’un des champions les plus sous-côtés du moment. Il avait remporté par arrêt de l’arbitre une première manche serrée contre Vargas ; ce dernier semblait alors avoir traversé un pare brise. Ce fut de nouveau le cas cette nuit. Viviblement émoussé, Vargas est sans doute proche de la sortie. Et j’assume la quasi dinguerie de ce qui suit : le punch, la jeunesse et l’allonge de Berchelt poseraient toute sorte de problèmes au champion léger Vasyl Lomachenko. Affaire à suivre…

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  • Ledit Lomachenko manque d’ailleurs d’adversaires de valeur, et ne rajeunit pas. Après sa défaite contre Errol Spence en welters, Mikey Garcia a annoncé vouloir rester à 140 livres, soit une catégorie trop haut pour l’ukrainien – on doute que Garcia soit spécialement pressé de l’affronter avant que l’âge fasse ralentir « Hi-tech »… Le puncheur gaucher Gervonta Davis, poulain de Floyd Mayweather et champion WBA Super des 130 livres (etc.), serait une autre option alléchante, mais les mauvaises relations entre « Money » et Bob Arum, promoteur de Lomachenko, rendent un deal improbable. Il faudra donc se contenter d’un autre gaucher, l’anglais Luke Campbell, désigné adversaire de Lomachenko pour le titre WBC laissé vacant par Garcia. À défaut de vitesse ou de virtuosité, Campbell est grand, costaud, et devrait offrir un meilleur spectacle face à Hi-tech que son infortuné compatriote Anthony Crolla, mis en pièces en à peine 10 minutes le 12 avril dernier.
  • En parlant de champions qui ne rajeunissent pas, l’inoxydable Manny Pacquiao disputera une unification des ceintures WBA et WBA Super des welters contre Keith Thurman en juillet prochain. Décevant en janvier contre le faire-valoir Josesito Lopez, Thurman relevait alors de presque deux ans d’inactivité pour cause de blessure. S’il a recouvré l’intégralité de ses moyens, il devrait faire prévaloir son allonge, son jab et sa jeunesse pour s’imposer par décision serrée. Mais s’il a bien entamé un déclin précoce, la version de Manny qui renvoya Adrien Broner à ses chères études voici quelques mois pourrait lui faire passer un très sale moment… Ce qui ouvrirait la perspective terrifiante d’un affrontement entre le quadra philippin et les tueurs patentés Errol Spence Jr. ou Terrence Crawford. S’il y a un Dieu, qu’il épargne ça à Pacquiao…

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  • Pour finir, le moment seum de la semaine : Olexandr Usyk diffère ses débuts professionnels chez les lourds face à Carlos Takam, pour cause de déchirure du biceps droit. Il y a décidément quelque chose de pourri dans la catégorie reine.

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