La grande forêt, Robert Penn Warren

La grande forêt, par l’auteur de ma dernière grande baffe littéraire intitulée Tous les hommes du roi, est un tour de force presque aussi impressionnant.

Ce court roman, que l’on pourrait qualifier de conte philosophique, narre les tribulations d’un juif allemand jeune, idéaliste et désireux de gagner l’Amérique, en pleine Guerre de Sécession, afin d’y ‘combattre pour la liberté’ aux côtés des fédérés. Son pied-bot l’empêchant de devenir un soldat, il se fait le témoin privilégié de la boucherie héroïque.

Je me garderai de dire ici le résultat des incessantes collisions entre l’humanisme d’Adam Rosensweig et le nihilisme de l’époque. Comme attendu chez Robert Penn Warren, c’est toujours superbement écrit, à la fois lyrique et profond, volontiers grinçant et aussi brillant qu’obsédant dans la dissection du bien et du mal. Seul petit regret : 2-3 coquilles dans l’édition de la – jolie – collection Signatures de Points.

À lire d’urgence après Tous les hommes du roi.

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