US Open 2018

Énorme, fun, et dispendieux

En vrac, le plus marquant :

  • Halluciner en se disant que le titanesque et flambant neuf court Louis Armstrong fait quand même petit à côté du Arthur Ashe ; laisser les considérations architecturales prendre le pas sur l’étonnant spectacle d’une numéro 1 mondiale aplatie comme un pancake au premier tour
  • Observer à quel point certaines fans en veulent au corps de Rafa Nadal – surtout sa voisine de tribune, vêtue d’une nuisette
  • Constater l’effort insensé que fournissent les athlètes en plein cagnard newyorkais alors qu’on rôtit, immobile, sur son siège, sans croire qu’on passera l’heure qui vient ; s’interroger sur la viabilité du tournoi dans 20 ans
  • Après avoir pris acte une Nième fois du civisme supérieur des locaux, se consoler en se comparant à plus chauvin que soi quand le public soutient les frangines Williams
  • Sourire en découvrant le coin fumeurs officieux d’un parc américain 100% smoking free
  • Applaudir les lauréates d’il y a 18 et 14 ans pour leur sacrée castagne de pas loin de 3 heures
  • Admirer le talent des marchands du temple, encore plus insidieux et efficace que ce qu’on imaginait, du merchandising à la restauration en passant par le cocktail officiel si désaltérant et cuitogène
  • Compatir avec certains soutiers des courts annexes jouxtant des allées où la circulation des spectateurs est permanente pendant les points ; s’amuser plus tard de voir une superstar se plaindre à l’arbitre qu’une dame se rassoit trop tard dans les travées de l’Arthur Ashe
  • Se sentir relégué socialement en passant devant les restos réservés aux titulaires de billets plus chers que les siens – pas donnés – et l’espace Amex Centurion
  • Prendre un bain de jouvence devant un match de revers à une main dépourvu de mugissements ; souhaiter bonne chance aux futurs adversaires de Stan Wavrinka
  • Commencer la Night Session dans la quatrième dimension, avec des hymnes nationaux et le concert kitchissime d’une lauréate de télécrochet
  • Se répondre « Bah oui, mon con » après une fulgurance in petto du style de « Ça ressemble à Roland, mais en vachement plus américain, quand même. »

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