Comment The Prodigy m’a envoyé au tribunal

 

Tenez, puisqu’on y va de nos anecdotes personnelles à l’annonce du décès de Keith Flint, c’est à The Prodigy que je dois mon unique passsage au tribunal de police.

Je bossais depuis 2-3 ans lorsque l’on m’embarqua dans une inepte fête étudiante, un jeudi soir. Prompt à recouvrer certains réflexes d’antan, je m’y administrai une ramasse de compétition au milieu de toute une jeunesse enfiévrée.

Dans l’un de ces étranges accès de lucidité qu’ont parfois les pochetrons, je pensai, en arrivant chez moi, à programmer mon réveil en prévision d’un sommeil pesant. Je glissai donc dans ma platine The fat of the land, de The Prodigy, réglé à fond pour 7 heures du matin.

La tactique s’avéra remarquable d’efficacité pour l’intégralité de mon pâté de maisons, à l’exception notable de moi-même : ce qui me réveilla ne fut pas le seul vacarme de la chaîne hifi, pourtant épouvantable, mais le policier qui hurlait et tapait en stéréo à la porte de l’appartement.

J’ai coupé la musique, sans oser lui ouvrir pour autant. Une fois d’aplomb – ce qui a pris quelque temps – je trouvai une contravention pour « tapage diurne » dans ma boîte aux lettres, puis une convocation au tribunal. À l’issue d’une comparution penaude et contrite avenue du Maine, j’écopai d’une amende de 500 francs, plus 150 de frais de dossier.

The Prodigy, quoi. C’était punk.

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