Punchlines du 2/03/19

Le site /

  • Cette semaine, deux articles publiés : l’un sur le nécessaire Grâce à Dieu, de François Ozon, l’autre sur le brillant et déroutant Le Cherokee, de Richard Morgiève.
  • @130_livres est désormais présent sur Instagram. J’y suis toujours aussi à mon aise qu’un chinchilla dans les phares d’un Hummer, mais le constat est implacable, autant que contre-intuitif : c’est le réseau social où l’on parle le plus de bouquins en 2019.

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Les auteurs /

  • Non seulement je n’ai pas écrit de billet après avoir lu Les racines du ciel, mais je l’ai lu ridiculement tard. Il faut reconnaître, à ma décharge, que La promesse de l’aube et La vie devant soi sont des références assez écrasantes pour cacher le reste de l’oeuvre riche entre toutes de Romain Gary. Ce roman est pourtant, parmi ceux de son auteur, celui qu’il faudrait faire lire à tout lycéen d’aujourd’hui. Les racines du ciel dit toute la grandeur de l’engagement politique, comme de celle de l’humanisme, dès lors qu’il s’exprime dans les actes plutôt que par des mots. Une polyphonie de seconds rôles inoubliables dit la geste de Morel, survivant des camps de la mort devenu activiste dans l’Afrique Équatoriale Française moribonde des années 50. Moqué, poursuivi ou récupéré par les cyniques de tout bord, il affirme que le seul monde qui en vaille la peine est celui où survivront les éléphants d’Afrique, qu’il défend via la pétition, puis la lutte armée. Autrement plus profond et écologiste que le militantisme de l’essentiel des vegans urbains contemporains, il contient aussi quantité d’aphorismes qui accompagneront longtemps son lecteur, parmi lesquels :

« L’humour est une dynamite silencieuse et polie qui vous permet de faire sauter votre condition présente chaque fois que vous en avez assez, mais avec le maximum de discrétion et sans éclaboussures. »

« Il m’a souvent paru qu’à partir d’un certain degré de sérieux, de gravité, un homme, dans la vie, est un infirme, on a toujours envie de l’aider à traverser la rue. »

« Il est possible que ce qu’on appelle la civilisation consiste en un long effort pour tromper les hommes sur eux-mêmes. »

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  • Foin de toute tergiversation inutile : le livre dont j’achève la lecture m’a littéralement fait pleurer de rire comme de rage – en précisant que c’est tout à fait intentionnel de la part de son auteur. Un grand garçon comme moi. Ce n’est pas fréquent. Du tout. J’essaierai d’en faire la digne chronique.

Les puncheurs /

  • Quelques semaines à peine après la mort de Rocky Lockridge, son double vainqueur – certes polémique – Eusebio Pedroza nous a, lui aussi, quittés trop tôt, des suites d’un cancer du pancréas. Gloire pugilistique d’un pays où Al Brown, Ismael Laguna et Roberto Duran avaient placé la barre très haut, il demeura champion du monde des poids plumes de 1978 à 1985. « Le scorpion » fut un pur virtuose de l’uppercut et de l’inusité bolo punch. On recommande à Wilfredo Gomez et Ruben Olivares, rivaux de Lockridge et Pedroza, de ne pas sortir dans leur cache-col.

Le 8 juin 1985, Eusebio Pedroza (à gauche) défendait son titre mondial WBA face au Nord-Irlandais Barry McGuigan à Londres.

  • Après une performance embarrasante face à Chris Eubank Jr samedi dernier, James DeGale a pris la décison qui s’imposait en annonçant sa retraite. Tant de boxeurs manquent de discernement sur le sujet que l’on peut saluer « Chunky » pour sa lucidité, lui dont on se rappellera aussi le nul contre Badou Jack et la défaite controversée face à l’autre néo retraité Georges Groves.
  • Cette nuit à Brooklyn aura lieu une intéressante confrontation pour le titre WBA super des 154 livres entre le champion Brian Castaño et le vétéran Erislandy Lara. Cubain d’origine et âgé de 35 ans, ce dernier a peut-être laissé des plumes dans la perte de ses ceintures mondiales contre Jarett Hurd. Fameux pour ses qualités défensives, à défaut d’électriser les foules, il a le talent nécessaire pour s’imposer. Mais la constante débauche d’énergie de l’argentin Castaño, connu du public français pour avoir triomphé de Michel Soro et Cédric Vitu sur leur terrain, lui permettra de sanctionner d’une varitable grêle de coups tout ralentissement intempestif de Lara. Castaño n’est pas favori, on mettrait donc bien une pièce sur lui.

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