Le fils, Jo Nesbo

Pour une fois, un polar de la star norvégienne sans son personnage fétiche Harry Hole. Un détenu héroïnomane mutique et bienveillant, qui a endossé des crimes qu’il a pas commis et auquel se confient tous ses homologues, découvre que le suicide de son père soi-disant flic véreux était en fait un meurtre. Il s’échappe pour le venger, et une vague de meurtres s’abat sur Oslo. Un vieil inspecteur, ancien collègue du « suicidé » qui cache lui-même un passé à tiroirs, essaye de retrouver ce fils si déroutant.

Comme d’habitude chez l’auteur, le quatuor rebondissements très construits / profondeur psychologique des personnages / violence et gore / noirceur poussée à l’extrême de l’envers du décor dans un pays réputé paradisiaque fonctionne tout seul. Le personnage quasi christique du fils est peut-être le plus fascinant des tueurs imaginés par Nesbo, et l’épilogue est particulièrement réussi. Un polar qui se dévore et qui laisse ce qu’il faut d’arrière-goût déplaisant.

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