Punchlines du 11 décembre 2022

Le site /

  • Pas de papier récent ni de Punchlines la semaine passée, la faute à la concomitance de la Coupe du Monde et d’un job m’obligeant à autant de dates dans le Grand Est en deux semaines que les Frank Michael ou Francis Heaulme de la grande époque.
Retrouvez toutes les dates de ma tournée 2022 sur leroutarddelamour.com

Les auteurs /

  • Comme en 2021 et 2022, le concours Chouette toilettes récompensera l’an prochain six bibliothèques dont les petits coins respectent « les principes d’accessibilité et d’inclusion ». Le dépôt de candidatures pourra s’effectuer jusqu’au 12 mai 2023. Merci de votre attention.
  • Édité par Robert Laffont, filiale du groupe Vivendi, Marc Levy a droit à son documentaire sur Canal Plus. L’initiative procède de l’employee advocacy, une démarche consistant à diversifier les revenus des artistes sous contrat. Nul doute que l’auteur de Et si c’était vrai… pourra ainsi régler ses factures d’électricité.
Vivement le disque !
  • Lauréat du Prix Femina 2022, Un chien à ma table de Claudie Hunzinger a également remporté le prix de la Centrale canine, catégorie romans. Rappelons que cette institution récompense des livres valorisant les relations entre l’homme et son meilleur ami. NB : cette information est rigoureusement vraie.
  • L’Union française des industries des cartons, papiers et celluloses (Copacel) organisait ce jeudi une conférence intitulée  « Sommes-nous entrés dans une ère de tensions durables sur l’énergie et les matières premières ? », et la réponse est oui. Ça craint.
  • D’après Livres Hebdo, les contrefaçons de livres auto-édités proposées à la vente sur Amazon se multiplient. Ça craint aussi.
  • La Fnac vient d’ouvrir son 226e magasin dans le centre commercial de Touques (Calvados), à côté de Deauville. Quiconque redoute de s’ennuyer à la prochaine vente de yearlings pourra y apporter le dernier Marc Levy.
  • Ceux qui se sont réjouis de l’attribution du Prix Nobel de Littérature 2022 à Annie Ernaux ont beaucoup aimé son discours prononcé mercredi dernier à l’Académie de Stockholm. Les autres, moins.
  • Merci de me faire savoir si le fait que j’aie un peu ramé à compiler des informations utiles pour cette édition des punchlines se voit tant que ça.

Les puncheurs /

  • Comme attendu, le champion WBO des poids welters Terence Crawford s’est imposé par KO à la sixième reprise sur un joli enchaînement uppercut gauche – crochet droit face au Russe basé en Angleterre David Avanesyan, dans un combat à peu près dénué de la moindre espèce d’intérêt, hier soir à Omaha.
  • Reconnaissons toutefois que Tyson Fury et Dereck Chisora ont fait pire en s’affrontant pour la troisième fois au Tottenham Hotspur Stadium le 3 décembre. Embarrassant.
  • Autrement plus intéressant, la belle entre Juan Francisco Estrada et Roman Gonzalez pour le titre WBC vacant des super mouches disputée le même soir à Glendale (Arizona) a tenu ses promesses, bien que disputée sur un rythme inférieur à celui de leur monumentale revanche de mars 2021. Le Mexicain « El Gallo » Estrada » s’est imposé par décision à la majorité à l’issue d’un combat dont il domina clairement la première moitié par la précision de sa boxe en appui arrière, mais subit la pression de « Chocolatito » durant la seconde, après quoi le score de 116-112 en sa faveur attribué par l’un des juges paraît étonnamment large. L’Histoire retiendra qu’Estrada aura remporté deux de leurs trois confrontations, toutes conclues par une décision, et que quoi que l’on pense des pointages les deux grands petits hommes y auront largement puisé de quoi s’assurer une future entrée au Hall of Fame.
Little big men
  • Hier soir au Madison Square Garden, le poids lourd américain Jared Anderson a fait grimper une cote de prospect déjà élevée en disposant d’un 13e adversaire avant la limite, en l’occurrence son solide compatriote Jerry Forrest. « Big Baby » Anderson frappe, c’est une certitude, mais il affiche également une technique solide pour la catégorie, capable de produire des enchaînements intéressants. Notons aussi l’activité impressionnante dont il fit preuve durant les 4 minutes 30 de combat, rare chez un homme de 240 livres. Au chapitre des points faibles, on lui souhaitera de moins s’exposer aux contres adverses lorsqu’il affrontera des boxeurs du top 20. Dans la même réunion le prometteur Xander Zayas a poursuivi son apprentissage chez les pros en battant aux points le Mexicain Alexis Salazar Flores. L’avenir de la boxe portoricaine lui appartient.
  • On apprend la mort à 46 ans de l’ancien champion de France et de l’Union Européenne des super welters Christophe Canclaux. Prototype du pugiliste tricolore à la carrière professionnelle solide mais qu’un meilleur encadrement aurait pu faire accéder au niveau mondial, « Rocky » se distinguait par une boxe généreuse de pressure fighter, un travail inlassable au corps et à la face, non dénué de technique, qui faisait regretter chaque voyage dans les cordes à ses adversaires. Lié à un promoteur allemand, le Montpelliérain d’origine combattit plusieurs fois outre-Rhin et enregistra ses plus beaux succès contre son compatriote Jimmy Colas ou le Serbe Geard Ajetovic. Il atteignit ses limites en s’inclinant par décision à Montréal contre l’ex champion WBA Joachim Alcine puis face à Cédric Vitu en championnat de France. Plusieurs sources rapportent les difficultés qu’il rencontra dans son après-carrière, reconverti en coach sportif. Souvent, les boxeurs meurent trop tôt.
Christophe Canclaux, 1976-2022

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s