Punchlines du 1er février 2020

Le site /

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Les auteurs /

  • Alors voilà : l’escogriffe en tenue de Hellfest perdu dans la soirée de remise du Grand Prix des Blogueurs Littéraires 2019, hier soir chez Lavinia, c’était moi. Par la faute de Moet, Chandon et Carlsberg, la recomposition de mes souvenirs de l’événement s’avère un rien fastidieuse. Ils remontent en bribes protéiformes. Une organisation professionnelle, jusqu’au stand tenu par une éminente librairie bellifontaine, et des cheffes au top. Le célébré du soir Julien Dufresne-Lamy, rendant hommage à tous les garçons piégés dans une interprétation figée de la masculinité – on dit « viriliste », c’est dans l’air du temps -, et à qui les drag-queens honorées dans son roman Jolis jolis monstres ouvrirent la perspective d’enfin devenir eux-mêmes. Les dix-sept verrines englouties pour éponger le champagne. Les nombreux auteurs présents et accessibles ; ceux avec lesquels on ose aller tailler une bavette, et les autres, non, sans trop savoir pourquoi. Des tenues et toilettes un rien plus raffinées que la mienne, jusqu’à franchement flamboyer. Les volutes âcres des clopes fumées à la chaîne en terrasse, dans la douceur inattendue du dernier soir de janvier.
  • Et puis la quantité de dames et zozos plus ou moins imbibés et rigolards qui font la singularité du Grand Prix : les blogueurs, tous badgés de frais. Ça se salue, ça se retrouve, ça se zyeute de loin, ça se croise enfin, ça avance ses pions ou ça s’alpague au hasard, ça se selfise et ça se tague dans tous les sens, ça glousse, s’esclaffe ou ricane, ça se snobe aussi, de temps en temps, ça s’échange des gentillesses et ça glisse une ou deux vacheries, ça regrette les absents, ça compare ses tailles de piles à lire et parfois même, ça parle de littérature. Rien de bien différent de n’importe quel aréopage de soirée parigote, en somme, à un dénominateur commun près : tous écrivent pour décortiquer la prose des autres, des posts brefs et gorgés de hashtags aux denses copies doubles dont peu vont jusqu’au bout, ils se voient en passeurs, souvent, rêvent de faire connaître ceux qu’ils vantent, bien sûr, mais par l’acte même d’écrire sur les mots d’autrui, grattent avec constance ce petit nerf qui les agace sans toujours l’avouer facilement, autour d’eux comme à eux-mêmes. Ils se tiennent chaud, à partager cette tension-là sans toujours la nommer, de rencontres en conférences et de remises de prix en occasions festives. Combien reviendront sans badge, dans une, cinq ou dix piges ?

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  • L’imminence de la fermeture m’arrache à mes élucubrations de zinc – comptoir chic, tout de même, nous sommes à la Madeleine. Si la suite des réjouissances officielles est prévue en boîte de nuit, je me joins plutôt à une troupe d’aimables soiffards doutant de leur potentiel d’incendiaires de dancefloor, partis écumer les rades des Grands Boulevards. Après ça, tout perd en netteté, voire en cohérence. Rien d’embarrassant, toutefois, pour peu qu’on se garde de toute approche trop normative de la dignité. Comme souvent en pareilles circonstances, il se vérifie que l’on peut parfaitement être plein et profond à la fois. Bref. À l’an prochain, avec ou sans badge.

Les puncheurs /

  • Deux champions du monde américains déboulonnés cette semaine : le très – trop ? – défensif Tevin Farmer, vaincu par son compatriote Joseph Diaz pour la ceinture IBF des super-plumes, et le super-coq Daniel Roman, abandonnant ses titres IBF et WBA Super sur décision partagée à l’Ouzbek Murodjon Akhmadaliev, ce dernier disputant son huitième combat professionnel. En 2020, il ne fera pas bon se reposer sur ses lauriers.

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  • Le douteux privilège de devenir le prochain sac de frappe du champion WBC et IBF des mi-lourds Artur Beterbiev échoit à l’inattendu Chinois Meng Fanlong, dont on compte peu de compatriotes dans une telle catégorie, et à qui l’on souhaite bien du courage. Espérons que Beterbiev, accédé sur le tard au plus haut niveau, puisse poursuivre son unification des titres mondiaux cette année contre Dmitri Bivol.
  • Largement dominé douze rounds durant par Danny Garcia en demi-finale mondiale des welters, l’Ukrainien Ivan Redkach encourt la double peine d’une privation de sa bourse pour le combat (300000 dollars quand même) et d’une amende pour avoir mordu Garcia à l’épaule au cours d’un accrochage. On a certes vu plus malin sur un ring, de la part d’un combattant frustré – et bien pire, aussi grâce à Mike Tyson -, mais la sanction semble lourde, pour une faute qui n’aura pas porté à conséquence. Dans un passé récent et sauf erreur de ma part, Marcos Maidana avait joué du dentier dans l’un des gants de Floyd Mayweather Jr. sans qu’on lui ait retiré son cachet. Sachant que les émomuments d’un boxeur servent entre autres à payer tout son staff, on peut trouver une telle justice sportive bien trop zélée.
  • Le roi déchu des poids lourds Andy Ruiz Jr. annoncera très prochainement l’adversaire de son combat de rentrée. D’après les indices lus jusqu’à présent, il ne devrait pas s’agir d’un faire-valoir, gage – rêvons un peu d’une reprise en main du Mexicain, qui devrait aussi faire connaître le nom de son nouvel entraîneur. Sur les réseaux sociaux, le chambrage entre lui et Dillian Whyte va bon train. Ce dernier l’accuse de l’éviter en des termes fleuris que je ne résiste pas à retranscrire ci-après. #LaBoxe.

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