Punchlines du 22 mai 2022

Le site /

  • Rien de neuf sur 130livres.com cette semaine, le pire étant que la suivante risque fort d’y ressembler beaucoup : je suis en vacances. Ceux qui souhaitent un nouveau papier peuvent croiser les doigts pour que j’aie droit à des intempéries conformes aux prévisions, même si les bulletins météorologiques du Pays basque sont à peu près aussi fiables que l’astrologie.
  • Il y a déjà 6 ans, je me fendais d’un compte-rendu beaucoup trop long du concert marseillais d’ACDC pour leur tournée Rock or Bust ; son originalité résidait dans l’identité du hurleur présent pour l’occasion, Brian Johnson soignait un problème d’audition. C’est donc un Axl plâtré de frais à la jambe gauche qui le suppléa, pour une expérience aux frontières du paranormal me renvoyant aux temps lointains où Guns n’Roses et ACDC faisaient l’essentiel de mes émois musicaux d’adolescent. Le papier fut publié sur Gonzaï.com, et il n’est pas exclu que j’y reparle de rock bruyant très bientôt…
Axl Rose, ACDC, Kamoulox ?

Les auteurs /

  • Les mauvaises langues diront que le poste était vacant depuis un temps certain : depuis vendredi, la France dispose en Rima Abdul-Malak d’une nouvelle (et jeune) ministre de la Culture. Celle que l’on décrit comme une grande bosseuse au CV aussi riche d’engagements associatifs que politiques fut apparemment en pointe dans l’élaboration de « l’année blanche » en soutien aux intermittents frappés par le Covid alors qu’elle travaillait comme conseillère à l’Élysée. Pour ses amis, la ministre est férue de spectacle vivant. Quid des belles lettres ? Travaillant auprès de Betrand Delanoë à la mairie de Paris, Rima Abdul-Malak était entre autres chargée du développement des bibliothèques de la capitale. Si les gazettes font état de ses 20 minutes quotidiennes consacrées au yoga, difficile de trouver mention de ses auteurs préférés. On affirme en revanche qu’elle prépare au président une pile de livres avant chaque départ en vacances. S’ériger en influenceur littéraire et autorité du cool au point de publier très officiellement des listes de bouquins lus et approuvés, tel Barack Obama, n’a rien d’une figure imposée pour un chef d’état. Reste que l’actuel détenteur de nos codes nucléaires, réputé fin lettré, demeure assez discret sur ses lectures du moment. Part-il à Brégançon avec Mohammed MBougar Sarr ou Aurélie Valognes ? Voilà qui nous éclairerait un peu sur le style de la nouvelle patronne de la rue de Valois.
In the Navy (tralalalalalalalaaaa…) with Vincent Crouzet
  • Je ne trahirai pas les organisateurs du salon Polar de la FNAC La Défense en rapportant ici que l’ambiance ce vendredi après-midi y était bien languide, en dépit de la qualité du plateau proposé. À croire que les jeunes cadres dynamiques qui pullulent dans le secteur étaient déjà partis en week-end à Ibiza. L’opportunité me fut ainsi offerte d’échanger quelques mots avec Vincent Crouzet, connu pour sa verve sur les réseaux sociaux et sa plume d’expert en barbouzeries devenu romancier. J’ai pu grâce à lui goûter le Brouilly semi-buvable proposé aux auteurs présents pour supporter les heures creuses – la vie d’artiste est un sacerdoce – et deviser du prochain tome de la série Service Action, consacrée aux exploits du lieutenant-colonel Coralie Desnoyers sur des théâtres d’opérations d’une actualité brûlante. Jugez plutôt : l’opus à venir le 9 juin s’intitulera Sauvez Zelensky !. Ombre parmi les ombres, son auteur Victor K est la discrétion incarnée ; heureusement que Vincent Crouzet s’avère toujours étonnamment bien informé sur son compte…

Les puncheurs /

  • Rares sont les combats dont on n’apprendra ni ne retiendra rien du tout : ce fut hélas le cas de la confrontation à Glendale (Arizona) entre les super-moyens David Benavidez et David Lemieux pour le titre par intérim décerné par la WBC. Pour tenir moins de deux rounds, le Québécois fit preuve d’une certaine bravoure. On lui souhaitera désormais de préserver son capital neuronal en n’étirant pas sa carrière inconsidérément. Quant à Benavidez, décidément massif pour la catégorie, il est temps pour PBC de lui trouver des adversaires en valant la peine, même si les volontaires ne semblent pas se bousculer au portillon. Il échange depuis fort longtemps des amabilités virtuelles et de vive voix avec Jermall Charlo. Le vainqueur aurait de meilleures chances d’empocher le gros chèque d’un « Canelo fight » que l’un ou l’autre en continuant de surclasser des adversaires de second rang. Un peu de concret, les gars, SVP.
Vous reprendrez bien du foie haché ?
  • À propos de carrières à savoir arrêter à temps, on transmettra d’amicales et respectueuses salutations à Johann Duhaupas, sagement arrêté par son coin à l’appel de la 6e reprise alors que le basique mais efficace Zhan Kossobutskiy lui avait salement accommodé l’œil gauche. Défait hier par le jeune et talentueux Jamaine Ortiz, l’ancien champion des super-plumes Jamal Herring a montré l’exemple en annonçant qu’il raccrochait les gants.
  • Puncheur atomique à la technique approximative, le vainqueur de Duhaupas et ex-champion WBC des lourds Deontay Wilder aura droit à sa statue à Tuscaloosa. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le style frustre de l’anesthésiste de l’Alabama, apprendre la boxe à 20 ans pour pouvoir soigner sa fille et aboutir à une médaille olympique et une ceinture mondiale mérite une certaine reconnaissance. Grand respect au Bronze Bomber.
  • Hassan N’Dam avait dû faire preuve d’un courage insensé pour tenir 8 rounds contre le prospect Zhanibek Alimkhanuly : ce dernier compte depuis hier soir une douzième victime chez les professionnels en la personne de l’infortuné Anglais Danny Dignum, surclassé en moins de deux reprises. Comme si le gabarit et la puissance de mi-lourd d’Alimkhanuly ne lui suffisaient pas contre des poids moyens, le bougre a une gestuelle précise, un bon jeu de jambes et une vraie intelligence dans la sélection de ses frappes. Ajoutons qu’il ne semble pas détester faire mal à son prochain… On se demande déjà qui à 160 livres pourra freiner l’ascension du Kazakh aux désormais 12 victoires en autant de combats.
  • On sait depuis la semaine passée qu’un menton en titane n’est pas héréditaire : Evan Holyfield s’est ainsi fait estourbir en une poignée de minutes par un adversaire donné vainqueur à 4000 contre 1. Ouch.
  • Planquez les vases en cristal et la vaisselle de Grand-Maman : on s’achemine vers un choc hautement prometteur entre le Portoricain Subriel Matias et l’Argentin Jeremias Ponce, deux guerriers combattant en super-légers. Matias a livré l’un des combats de l’année 2021 face au prospect Kazakh Batyrzhan Jukembayev, puni pour avoir tenté la bagarre contre une telle moissonneuse-batteuse, puis vengea dans la foulée son unique défaite chez les pros en mettant KO Petros Ananyan. Face à lui, Ponce peut se prévaloir d’avoir rossé chez lui l’Anglais Lewis Ritson (qui n’a ainsi pas emporté au paradis sa décision honteuse emportée contre Miguel Vazquez) et devrait monter sur le ring sans pétoche intempestive. On salive déjà.

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