Le site (Antoine) /
- Pas de nouvelles, pas de nouvelles.
Il est temps de rallumer la littérature (Antoine) /
- On en parlait ici même la semaine passée : le Goncourt de la poésie 2022 Jean-Michel Maulpoix a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Il est amusant de constater combien certains, parmi nos poètes d’aujourd’hui, y trouvent l’occasion de réaffirmer qu’ils ne votent pas comme Sylvain Tesson au lieu de se borner à condamner un délit sexiste avéré. Passons. L’ami Maxime DesGranges écumait le Palais de justice de Strasbourg depuis des semaines pour nourrir un livre à paraître en mai prochain au Cherche-midi, intitulé À ceux qui nous ont offensés et consacré à ce genre d’affaire, lorsqu’il tomba complètement par hasard sur l’audience de Maulpoix. Nul média national n’avait fait le déplacement, aussi son témoignage est-il particulièrement précieux. Il recèle de quoi couper court à la grogne attendue de ceux qui semblent se lasser que les femmes se rebiffent. Celle de l’artiste accusé, en l’espèce, fut relaxée pour s’être défendue. Ouf. Maxime a collaboré avec Sarah Brethes de Médiapart pour un premier papier, très pro — qu’on aime ou pas le site en question —, avant de publier sa version in extenso sur le site Zone Critique. Une lecture difficile, mais une œuvre utile.
- Tiens, histoire de ne pas faire mine que de défendre Sylvain Tesson : l’auteur parraine la 6e édition de Lire c’est voyager ; voyager c’est lire. Dans le cadre de cette opération, 25000 copies de 15 œuvres littéraires publiées chez Folio et Gallimard seront distribuées cet été aux vacanciers dans des bibliothèques éphémères installées sur 10 aires d’autoroutes françaises, soit à distance respectable des chemins noirs qu’affectionne l’écrivain. « Des fiches de lecture personnelles, rédigées par Sylvain Tesson lui-même, accompagneront les lecteurs dans leur sélection » nous fait savoir le site Actualitté. On se réjouit pour celui qui vient d’écouler à peine 90.000 exemplaires de son dernier bouquin Avec les Fées qu’il dispose ainsi d’un utile complément de revenus. En tout cas, du Printemps des poètes à la Fondation Vinci Autoroutes, le monsieur fait preuve d’un éclectisme à saluer.

- Le 12 mars prochain se tiendra la 3e édition des Quinze minutes de lecture, partout en France, sous le patronage du Centre National du Livre et du Ministère de l’Éducation Nationale. Le hashtag #12marsjelis sera utilisé pour sensibiliser les publics de tout âge à l’opération. C’est tout. Même pas de blague, rien, que dalle, nada.
- Voici annonce que le lauréat du prix Goncourt 2018 Nicolas Mathieu serait le nouveau compagnon de Charlotte Casiraghi. Le porte-parole revendiqué des transfuges de classe peut bien fréquenter qui il souhaite, j’avoue en revanche être très preneur d’une photo de sa bonne amie du côté d’Épinal à côté d’un barbecue en parpaings.
- Ouest France possède désormais 35% de la société mère de Lire Magazine. Je pourrais dire que je me réjouis de bientôt chroniquer Meurtres à Ploumelec et La belle histoire du binioù kozh en basse-Bretagne, reste que je suis surtout content que ma famille de pingouins se regroupe sur un bout de banquise à l’air solide en ces temps inhospitaliers.
- Après le succès de Blackwater et Les Aiguilles d’or, Monsieur Toussaint Louverture poursuit la publication en France de l’oeuvre de Michael McDowell avec Katie, dont la parution est annoncée le 19 avril prochain. Il s’agirait d’après Livres Hebdo d’un « Sweeney Todd au féminin ». Couverture rococo et carton d’édition sont à prévoir. Le succès des auteurs morts ne se dément pas.
Le cinéma est mort, la preuve : il bouge encore (Guillaume) /
- Parlons cinéma, parlons de la vie, et ses mystères appelés à demeurer comme tels. Prenez Ridley Scott. Ça fait bien 10 piges que l’enfant gâté de la A-List hollywoodienne éternue dans ses mains et se mouche dans la veste de ses trésoriers (depuis Seul sur Mars en fait, son dernier succès à ce jour). Mais même avec la morve qui pend du nez jusqu’aux genoux, il continue d’être traité comme le premier de la classe qu’il n’est plus par les studios. Toujours dans l’espoir de recueillir un nouveau Alien, Blade Runner bref, un standard pop culturel qui lève des thunes et de la reconnaissance sur le long terme. Cette fois, c’est Paramount qui lui a fait un chèque en blanc pour la suite tardive de Gladiator, ultime morceau d’héritage que Scott n’avait pas encore repris à l’inconscient collectif pour en saccager l’essence, comme il a pu le faire sur Prometheus, Covenant, ou encore Blade Runner 2049. Variety vient de révéler le montant de la (probable) future douille : 315 millions de dollars. Plus que les derniers Indiana Jones, Mission Impossible et un peu moins que le Fast X. La production invoque déjà la grève conjointe des scénaristes et des acteurs pour justifier le craquage de slip budgétaires, mais les chiffres sont pas bons Kevin : même dans la pire des pires des hypothèses, RIEN ne justifie l’inflation à quasi 100% de l’enveloppe initiale de 165 millions de dollars. On comprend dès lors que la Paramount a tout intérêt à couvrir d’éloges par médias interposés les premières images, projetées pour le moment dans le secret des dieux. Car si Gladiator 2 ne rentre pas dans ses frais (ce qui est plus que probable), le suppo risque d’être très très compliqué à faire glisser pour le studio. Pour notre part, nous laisserons malgré tout à Sir Ridley le bénéfice d’un léger doute: il y a Denzel Washington au casting. Et même Ridley et ses crottes de nez ne peuvent rien contre le swag suprême.

- Game over pour Doug Liman, qui vient de perdre par KO technique son combat engagé contre Amazon suite à la non-sortie en salles de son Road House (pour un résumé des épisodes précédents… Ben lisez les épisodes précédents). Et comme dans tous les drames shakespeariens, ce n’est pas son adversaire qui lui a porté le coup fatal, mais son meilleur allié. Jake Gyllenhaal puisque c’est lui, l’acteur principal, a déclaré que le film avait toujours été prévu pour une sortie streaming, et qu’il ne comprenait pas l’acharnement de Liman sur cette question. Ce après avoir fait des pieds et des mains en coulisses pour convaincre les execs (jusqu’à s’incruster sur le yacht de Jeff Bezos) qu’ils tenaient un hit de salles obscurs en puissance. Bref, c’est toujours pas clair cette affaire. Jake a surement sécurisé des projets à venir avec la plate-forme en laissant Liman faire grève tout seul. Mais à la fin de la journée, nous ne verrons pas Road House en salles. Fuck : du muscle qui se cogne dans les règles du noble art cinématographique, c’est pourtant le spectacle de grand écran définitif.
- En parlant de muscles qui se cognent, on attend toujours la sortie de The Beekeeper, le nouveau Jason Statham, dans nos contrées. Car pour l’instant, le pays du cinéma fait partie des rares à ne pas encore avoir diffusé dans ses cinémas ce qui est à ce jour le plus gros succès au box office de la carrière du Stath. Alors même que TOUS ses films précédents ont eu droit à leur petit tour dans les salles. Peut-être un rien de méfiance envers l’air du temps brassé par l’histoire d’un ex-barbouze d’élite et apiculteur redneck qui entre en guerre contre l’état profond et des élites silicon valleyisantes ? Nul ne sait. En tous cas BOUGEZ-VOUS les distributeurs : on veut voir au moins celui-là au cinéma.
- On l’appelle le Snyder Cut. Souvenez-vous, il y a trois ans : le super-héros était encore tendance, la planète se morfondait dans le confinement, le streaming à la maison incarnait l’avenir du cinéma, et le Justice League de Zack Snyder débarquait sur les petits écrans. Un cas absolument unique dans l’histoire du cinéma d’un mauvais film que tout le monde essaie d’oublier, sauf… Zack Snyder. Soit le réalisateur initial du projet, gentiment remercié par la production après avoir rendu sa copie, qui n’existe que très très partiellement dans le truc sorti en salles en 2016 et reshooté par cette calamité de Joss Whedon.

- Mais à force de poster concept arts, notes d’intention, et morceaux de scènes par terminées sur ses réseaux, le Zacky énerve sa communauté qui se mobilise en mains pour pousser la Warner à sortir le montage du réalisateur en salles. Le #RelesaseTheSnyderCut harcèle Internet, et contre toutes attentes, Snyder finit par avoir gain de cause et même plus que ça : une enveloppe de 70 millions de dollars pour tourner des scènes additionnelles et peaufiner les effets spéciaux. En plus des 300 millions du budget de départ. Et tout ça pour ne pas gagner d’argent, puisque le film est prévu comme un produit d’appel pour HBO Max, la plate-forme de Warner censée tout arracher cette année-là. Les contradictions du capitalisme actionnarial sont décidément impénétrables pour les simples mortels que nous sommes, mais quand même. Il y a toute la gabegie financière et culturelle du Hollywood des années 2010 qui tient dans le cas d’école Justice League : inflation délirante des budgets, désarmement absolu de l’intelligence de production, stratégie de streaming incompréhensible… Et omniscience des fans toxiques, capables de mobiliser le net comme des hackers russes pour arriver à leur fin.
- Et c’est justement ce qu’a récemment sorti un insider anonyme de la Warner cette semaine : le studio aurait cédé à Snyder, contraint et forcé par les fans justement. Décidément, c’est fou à quel point on prend Internet trop au sérieux et que le geek est un iencli comme un autre.. Car trois ans plus tard, la planète s’est déconfinée, les super-héros ont fait leur temps, le streaming n’est définitivement plus l’avenir du cinéma, et tout le monde se fout du Justice League de Zack Snyder et ses 4 heures de rien ou presque. Le seul mérite de toute cette mésaventure ? Nous rappeler que comme le dit Dave Chappelle, « Twitter n’est même pas le vrai monde », et qu’Internet n’est pas une vie ni la vie elle-même.
Ce qui reste de la boxe anglaise (Antoine) /
- On est au dernier round du duel de gauchers devant déterminer qui sera le nouveau champion WBA des plume, l’Anglais Leigh Wood ayant décidé de tenter sa chance à 130 livres. Sur le ring du Turing Stone Resort & Casino de Verona (New York), l’Ouzbek invaincu Otabek Kholmatov mène de trois points pour deux des juges. Il s’est montré le plus actif, il a su donner tout au long des 12 rounds une gauche efficace par dessus le jab adverse, et il a globalement dicté les termes du combat, alternant échanges de près et guerre de mouvement. Depuis quelques rounds, cependant, il a pris la mauvaise habitude de laisser Raymond Ford finir en boulet de canon. Balafré à la joue gauche sur un coup de tête, l’Américain est le plus frais des deux et sa technique lui permet de rester précis en dépit de la fatigue. Il a pu sentir l’Ouzbek vaciller sur un jab puissant dès le 8e round, peinant à s’équilibrer sur un genou gauche fragile. Mais « Warrior » Kholmatov n’a pas fui le combat au début de l’ultime reprise : au contraire, il a enchaîné les combinaisons pendant une bonne minute avant de céder du terrain à Ford. Discipliné, « Savage » a alors enclenché la marche en avant, scorant un knockdown converti en glissade sur un uppercut droit. Sans-doute Kholmatov eût-il préféré être compté : il doit immédiatement supporter un nouvel assaut, dont il encaisse plein fer un violent uppercut droit. Alors qu’il bat en retraite les mains basses, il prend une droite en bout de course — rappelant singulièrement l’avant-dernière d’Hagler à Hearns — et titube jusqu’a choir face contre corde. Ford a suivi et assène un court crochet gauche à un adversaire qui lui tourne complètement le dos. L’arbitre Charlie Fitch en a assez vu, il arrête le combat à 7 secondes du terme prévu. Sûrement sévère, peut-être juste. Après 15 victoires et un nul en 16 combats professionnels, « Savage » Ford est donc champion du monde des moins de 126 livres. Il confesse avoir peiné à faire le poids et fera sans doute vite campagne en super plume. Kholmatov, lui, part en observation à l’hôpital voisin. Les deux hommes ont livré un inattendu et très crédible candidat au titre de combat de l’année 2024.

- Alors que s’approche le week-end pugilistique incontournable du Cinco de Mayo, le feuilleton Canelo Alvarez se poursuit. Pas un jour ne s’écoule sans rumeurs contradictoires distillées par PBC, Matchroom Boxing ou l’entourage du Mexicain. Le champion incontesté des super moyens affirme qu’il a quitté Al Haymon après un seul combat prévu sur les trois inscrits à son contrat parce que ce dernier n’apportait pas les garanties financières exigées. Les relais sociaux de PBC insinuent que le rouquin malin renâclerait surtout à affronter David Benavidez, de loin le plus redoutable de ses challengers à moins de 168 livres. Jaime Munguia se frotte les Grant à l’idée d’être finalement le probable protagoniste d’un duel 100% mexicain qui déclencherait un tsunami de pesos. Les observateurs se grattent la tête en lisant sur X que Canelo préfèrerait entamer sa nouvelle séquence Matchroom Boxing – DAZN par un combat contre l’inutile Edgar Berlanga. Bref, il faut désormais être plus calé en droit des affaires qu’en escrime de poings pour entraver quoi que ce soit aux discussions sur le futur proche de la dernière superstar légitime de son sport. J’aimerais pouvoir vous dire qui a raison et qui a tort, je sais juste que pendant ce temps-là l’UFC donne chaque mois aux fans de MMA les combats d’élite qu’ils attendent. Non, rien.
- Loin du grand Barnum pugilistique du Nouveau Monde, le Japon s’attache toujours à proposer des événements raisonnablement sérieux. Ainsi, samedi dernier, le public du Kokugikan de Tokyo eu droit à trois championnats du monde engageant des vedettes locales. Kosei Tanaka parvint enfin à s’emparer d’un titre en super mouche après son échec de décembre 2020 face à la légende Kazuto Ioka en disposant de Christian Bacasagua par décision unanime pour la ceinture vacante WBO. Ce dernier n’avait guère que son aplomb et ses coups larges caractéristiques des journeyman mexicains à opposer au désormais triple champion du monde Tanaka, qui fit admirer une fois encore la propreté de son style à toutes les distances de la boxe. On retiendra cette fois son intelligence tactique, puisqu’il laissa prudemment Bacasagua briller par épisodes, évitant la bagarre imprévisible pour s’assurer la décision. On espère désormais une revanche contre Ioka. Si Tanaka est avant tout un modèle de travailleur méritant, les atouts particuliers d’un Junto Nakatani en font un authentique combattant d’exception. Toujours aussi méthodique et précis des deux mains, protégé par son allonge et sa vitesse, il a disposé du champion WBC des coqs Alexandro Santiago comme on dissèque les grenouilles en cours de SVT. Santiago avait su palier son déficit de gabarit à force d’explosions contre le vétéran Nonito Donaire, mais Nakatani ne lui en laissa pas l’opportunité. Il faut dire que le Mexicain s’obstinait étrangement à tourner sur le côté le plus létal du gaucher japonais. Jamais mis KO jusque-là, il céda au 6e round sans jamais avoir donné l’impression d’exister dans le combat. Nakatani vient de remplacer Gervonta Davis dans le top 10 pound for pound de Ring Magazine, on rêve désormais de voir le triple champion du monde gravir une marche de plus pour affronter Naoya Inoue dans ce qui serait la plus grande confrontation 100% japonaise dans l’histoire de ce sport. À propos du « Monster » Inoue, le main event opposait son jeune frère Takuma au très expérimenté Philippin Jerwin Ancajas. Si Inoue n’a pas le punch dévastateur de son aîné, au moins peut-il s’enorgueillir de voir une telle légende faire office de porte-ceinture parmi ses hommes de coin. Classieux. Si le champion WBA des poids coq fit valoir d’entrée sa vitesse de bras et la diversité de ses combos, le gaucher Ancajas, manifestement plus costaud, restait menaçant. On s’inquiéta d’ailleurs pour Inoue lorsqu’il sembla jouer le jeu de son challenger, restant dans l’axe à portée du puissant bras arrière adverse. C’était faire peu de cas de l’intelligence tactique d’Inoue : sans doute avait-il remarqué le peu de goût d’Ancajas pour son travail au corps, faiblesse qu’il s’appliqua à exploiter d’une fulgurante droite au foie lors du 8e round. Toute la salle s’étonna de voir tomber Ancajas pour le compte avant que le ralenti confirme la clairvoyance et la précision d’Inoue, auteur de son 5e KO pour 19 victoires en carrière. Gageons que le frangin aura apprécié en connaisseur.
Le MMA va bien, merci pour lui (Guillaume) /
- Parlons MMA, parlons de la semaine prochaine, qui verra le pugilat octogonal francophone sous le feu des projecteurs avec deux affiches et demie qui affolent des compteurs bien différents. Celui de la hype avec Cédric Doumbé contre Baysangur « Baki » Chamsoudinov, affiche à l’intérêt pugilistique mal proportionnée avec la suractivité qu’il génère sur les réseaux sociaux, et devrait se solder par une nouvelle victoire facile du premier (130 livres sera comptable de tous ses pronostics). À l’inverse, Benoît Saint-Denis doit s’attendre à une guerre face à Dustin Poirier, légende de l’UFC qui a fait rouler bien des têtes de gondoles et couler du sang en abondance, le sien comme celui des autres. Pas d’autres options de part et d’autre que la guerre nucléaire : Poirier a sous-entendu que ce combat pourrait être le dernier. Et gageons que s’il doit concéder la victoire au Français, ça sera en vendant très chèrement sa peau pour une sortie de piste obligatoirement légendaire. Ça va brûler. Enfin, en boxe anglaise, l’ancien champion poids-lourds de l’UFC Francis Ngannou affronte Anthony Joshua à Riyad ce vendredi dans le combat de tous les dangers. Car Antoine ne me contredira pas : Anthony Joshua DOIT gagner, et avec la manière. Sinon, la catégorie reine du noble art deviendra le territoire conquis d’un transfuge, et il n’y a pas assez de mouchoirs dans le monde pour éponger les larmes du taulier si tel cas de figure venait à se produire. (Parenthèse « Antoine passe une tête » : oui enfin bon, ledit taulier s’est infligé Rozenstruik vs Gaziev en direct hier soir et peut quand même affirmer que la boxe mérite qu’on la laisse aux boxeurs la plupart du temps…)

- Sean Strickland continue sa guerre contre Jake Paul par tweets interposés. On aime très fort Strickland ici, mais la surexposition commence à entamer son capital sympathie. Il devient comme les autres, à faire du bruit pour rien et occuper l’espace juste pour dire d’être là. Sean, bro if you read me : please, be quiet.